La vie de Shri Mataji Nirmala Devi3 January 2009

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Introduction

Cette biographie succincte est en grande partie extraite du livre “L’AVENEMENT”. Elle vous permettra de découvrir Shri Mataji sous l’aspect d’une petite fille, d’une étudiante ou de l’épouse d’un diplomate, pour que vous puissiez connaître un peu sa vie. Mais pour découvrir Shri Mataji en tant que guide spirituel, les mots ne suffisent pas: c’est à travers votre propre expérience de la “Réalisation du Soi” que donne Shri Mataji, et la pratique de la méditation, que vous pourrez développer une relation directe avec Elle.

Née au coeur de L’Inde

Shri Mataji Nirmala Devi est née à Chindwara, exactement au centre de l’Inde, sous le tropique du Cancer, à midi, le 21 mars 1923, jour de l’équinoxe de printemps. Elle choisit de naître dans une famille indienne de confession chrétienne. Ses ancêtres appartiennent à la dynastie impériale des Shalivahans. Son père, M. Salve, était un être réalisé d’un très grand rayonnement et le guide qu’Elle s’était choisi pour s’introduire dans le monde moderne. Il a ainsi commenté les difficultés rencontrées par les incarnations précédentes: “ Les gens qui vivent au dixième étage ne peuvent pas être compris par ceux qui sont au premier ”, révélant à sa fille qu’il fallait absolument découvrir une méthode pour hisser les hommes au sommet de l’édifice. “ A moins que tu ne trouves la méthode qui donne la Réalisation du Soi en masse, cela ne réussira pas!”  Le père de Shri Mataji, une figure publique dont l’intégrité et la générosité gagnèrent l’estime de tous ceux qui l’approchèrent, joua un rôle de premier plan dans le mouvement pour l’indépendance de l’Inde et fut le seul membre chrétien de l’Assemblée Constituante. Cet esprit universel maîtrisait une multitude de langues, savait l’entière Bhagavad Gîta par coeur et traduisit le Coran en hindi. Il était à l’aise dans n’importe quel domaine de l’art, de la science et de la littérature classique ou contemporaine, mais savait aussi gagner les coeurs par sa simplicité et sa modestie.

La mère de Shri Mataji, ayant reçu une éducation supérieure et étant licenciée en mathématiques, accorda une nette priorité à ses responsabilités de maîtresse de maison, mettant un point d’honneur à défendre les valeurs du Dharma (règles du comportement juste) individuel et social. On prétend qu’eelle n’a pas dit un mensonge de toute sa vie et qu’elle se refusa toujours aux petits compromis qu’inspire la fausseté. Cette fermeté de caractère s’alliait à une sollicitude maternelle qui se manifestait envers tous les nombreux dépendants de la maison.

Un jour, alors qu’elle était enceinte, la mère de Nirmala éprouva un très vif désir de voir un tigre ou un lion en liberté et ce désir tourna doucement à l’obsession. La chose fut donc arrangée. Son mari était le conseiller politique d’un maharadjah qui, ayant reconnu en lui un bon fusil, l’invitait à toutes ses parties de chasse. Justement, ces jours-ci, une grande battue était organisée pour débusquer un tigre mangeur d’hommes, dont la taille formidable avait stupéfié la région. A contre-coeur M. Salve accepte de prendre avec lui son épouse. Le lendemain, ils se retrouvent ensemble dans une tour de guet au milieu de la jungle, en proie à une étrange attente. La nuit tombe, habitée par les mille bruits de la forêt, et bientôt  les alentours baignent dans la clarté cendrée de la pleine lune légère. Les heures passent. Soudain, à quelques mètres de leur poste d’observation, ils entendent un craquement de branches, et voici qu’un tigre gigantesque débouche des fourrés. A sa vue Mme Salve sent monter en elle une joie puissante; alors que son mari épaule pour tirer, elle saisit son bras et le supplie de ne pas tuer la  bête majestueuse.  Il cède, demandant avec un sourire: “Vas-tu mettre au monde la Déesse Durga?1” Après ce soir-là, le tigre disparut sans laisser de traces.

Shri Mataji, à sa naissance, n’avait pas la moindre impureté sur son corps, et semblait avoir été baignée dans une eau parfumée. La grand-mère s’exclama: Elle est “Nishkalanka!2”. Mais comme Nishkalanka est un nom de garçon, on baptisa l’enfant Nirmala, ce qui veut dire immaculée. Le baptême eut lieu dans la liesse générale, le lundi de Pâques. Sur le chemin du retour les chevaux virent quelque chose qui les effraya et se cabrèrent si violemment qu’ils renversèrent la voiture où se trouvait l’enfant. Dans l’affolement, on se précipita de toutes parts. Nirmala fut trouvée indemne sous une montagne de débris. Elle souriait comme peu d’enfants le font quelques jours après leur naissance. Shri Mataji eut une enfance très heureuse et naturellement devint la petite chérie de tout le monde. Encore aujourd’hui, ceux qui l’ont connue se souviennent de son engouement. Les oiseaux et les animaux l’approchaient sans la moindre crainte, au grand dam des servantes qui la virent un jour caresser des cobras appartenant, eux aussi, au cercle de ses amis. Elles la trouvaient parfois dans un coin de la maison, assise toute seule, le visage légèrement extatique, perdue comme en méditation. Mais, la plupart du temps, Nirmala débordait d’énergie, inspirant ses compagnons de jeux, organisant toutes sortes de chansons et de danses. Très tôt Nirmala montra un penchant pour la musique et pour les arts, mais aussi pour tout ce qui est simple et naturel. Elle aimait marcher pieds nus pour sentir la Terre, et M. Salve expliqua un jour au nouveau chauffeur qui devait aller chercher la petite fille à la sortie de l’école: “C’est facile de reconnaître ma fille; elle marche avec ses sandales à la main!”

Aux côtés de Gandhi

Durant les vacances, la jeune fille se rendit souvent à l’ashram de Mahatma Gandhi. Il nourrissait pour Elle une affection particulière et l’avait surnommée “Népali” à cause de ses traits mi-indiens, mi-tibétains. Elle prenait part à toutes les activités de l’ashram et participa au mouvement de Gandhi pour l’indépendance de l’Inde. Sa présence silencieuse semble avoir inspiré le Mahatma. La plupart des thèmes qu’il a développés préfigurent la culture “Sahaj”: production économique équilibrée, Dharma social, simplicité, intégration des religions mondiales.

Les études et la prison

Celle qui était encore Nirmala Salve choisit de suivre des études médicales pour se familiariser avec la terminologie scientifique de l’anatomie, de la physiologie et du corps subtil humains,  et de l’évolution individuelle de l’être humain à travers les différentes étapes de son existence. A cette époque, ses moyens matériels étaient très réduits. Elle n’avait que 18 ans lorsque son père fut arrêté. Elle dut abandonner l’université pour se cacher durant huit mois. Incarcérée pendant quelque temps, elle fut molestée lors d’interrogatoires.

Lorsqu’elle évoque cette période de sa vie, elle en souligne l’importance : “Parce qu’à l’évidence la liberté est nécessaire, la liberté politique de pouvoir s’exprimer, y compris celle de parler de Dieu”…”Parce que ma vie, ma mission, mon existence, n’existent que pour l’émancipation de l’humanité.”

La famille

Après l’indépendance de son pays, Nirmala Salve épousa Chandrika Prasad Srivastava, qui allait devenir responsable de l’administration maritime en Inde. Ils eurent deux filles que Shri Mataji Nirmala Devi éleva avec soin. Succédant à ces années de lutte, s’ouvrait une vie de famille au sein de laquelle elle trouva la source de joie et d’équilibre qui allait nourrir le foyer tout entier. En  épousant cette jeune femme au sourire confiant et radieux, M. Srivastava pressentait sans doute qu’il trouverait en elle l’épouse toujours disponible, et la mère idéale pour ses enfants. Il se doutait moins que sa femme serait un jour un guide spirituel dont l’autorité allait être reconnue dans les cinq continents. Au demeurant, Shri Mataji, durant les premières années de sa vie de femme mariée, se voua sans réserve aux tâches de la maison, appliquant dans sa vie-même l’enseignement de la finalité de la famille. Certes, Elle poursuivit ses explorations dans le champ d’action qui lui tenait le plus à coeur, c’est-à-dire l’éveil de la Kundalini des êtres humains. A l’insu de tout le monde, Elle entrait, grâce à ses pouvoirs incommensurables, dans la Kundalini des gens pour déchiffrer quels en étaient les problèmes et les obstacles. L’apprentissage silencieux de ce que Shri Mataji appelle “ son incarnation humaine ” lui permit d’étudier toutes les permutations et les combinaisons de notre système psycho-somatique. Cette observation inédite de la nature humaine se prolongea jusqu’à ce que sa seconde fille soit mariée. A cette époque, seuls quelques rares sages l’avaient reconnue et avaient saisi le but de sa venue sur Terre, gardant le secret le plus strict à ce sujet.

A la fin des années soixante, les mariages de ses deux filles mirent fin à cette troisième période de la vie de celle que l’on appellera désormais Shri Mataji. Ce n’est qu’après avoir rempli toutes ses obligations familiales que Shri Mataji permit à son véritable potentiel spirituel de se révéler et de se manifester enfin.

L’année 1970

Durant les années soixante, de nombreux occidentaux, hippies ou vrais chercheurs, commencèrent à sillonner le pays. Leur passage suscita une prolifération de gourous de toutes sortes. A sa grande tristesse, Shri Mataji constatait que les vrais maîtres se cachaient du public, et que seuls des êtres assoiffés de pouvoir, d’argent ou de popularité facile s’adressaient à ces chercheurs naïfs.

C’est ainsi qu’en 1970, Elle prit la résolution de se produire en public et non seulement de dénoncer ces faux gourous mais surtout de rendre l’éveil de la Kundalini accessible à chacun par la “Réalisation du Soi“ (Self-Realisation, Selbstverwirklichung, Kundalini Jagruti). A partir de l’expérience initiale où l’énergie spirituelle, latente en chaque être humain, s’éveille en présence de Shri Mataji, celui qui a ainsi reçu sa “seconde naissance” prend conscience de l’existence, en lui et partout, de la réalité vivante de l’Esprit-Saint et de son Souffle, les Vibrations(Pneuma, Chaitanya, Rûh). Ce souffle Divin se manifeste alors sur le centre de la paume des mains et au sommet de la tête actualisant ainsi cette seconde naissance. Puis, la méditation telle que la propose Shri Mataji permet aux qualités spirituelles de chacun de se développer : il en résulte que les problèmes intérieurs et extérieurs se résorbent progressivement. Quant à la capacité de distinguer un maître authentique d’un imposteur, elle est acquise très rapidement dès le moment de la Réalisation. Ces occidentaux en quête d’absolu, Shri Mataji les appelait à se réconcilier avec eux-mêmes, en eux-mêmes, par la perception de la source originelle qui permet cette intégration.

A cette époque, son époux, M. Srivastava, fut désigné Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies pour les Affaires Maritimes (I.M.C.O.) à Londres. Tout au long de sa brillante carrière, M. Srivastava se distingua par son caractère probe et intègre ainsi que par un engagement sans faille au service de la chose publique. Il y consacra en effet toutes ses capacités et le plus clair de son temps.  Il convient de noter que ce poste est électif et qu’il y fut plusieurs fois réélu à une très large majorité des états membres; cette confiance renouvelée pendant plus de douze ans a amené le couple à séjourner à Londres jusqu’en 1986.

Shri Mataji poursuivit à Londres son travail en direction des chercheurs tandis qu’elle retournait chaque hiver en Inde pour sillonner l’état du Maharashtra et sa capitale Bombay, ainsi que les principales villes de l’Inde. Son auditoire se compose aussi bien campagnes que du public varié des cités.

L’authenticité

Shri Mataji, dont le savoir prend racine au coeur de la tradition indienne par ses origines familiales, cite de mémoire les textes sanscrits qu’Elle a plaisir à commenter pour éclairer son auditoire. Elle relie avec talent l’Ancien et le Nouveau Testament, le Coran, le Tao, Bouddha et le Zen.

Cette base solide et l’éveil spirituel qu’Elle prodigue Lui permettent de dénoncer l’imposture des gourous si populaires en Europe. “Ce sont des démons qui veulent le pouvoir et l’argent… Ils dirigent une véritable attaque contre l’Occident”, insiste-t-Elle. Les Indiens, dit-Elle, se méfient d’eux et de leurs disciples, contre lesquels les divers états de l’Inde ont pris des mesures de protection. De l’avis de Shri Mataji, ils représentent une caricature injurieuse de ce pays qui devrait, au contraire, apporter au monde occidental les lumières qui lui manquent.

Shri Mataji se réfère donc à l’authenticité et dénonce certaines traditions indiennes comme le système des castes. L’Occident, plus rationnel pourtant, commet un crime de même nature avec le racisme.

Ainsi des fractures profondes issues des systèmes économiques et politiques divisent la population de notre planète. Shri Mataji démontre par l’expérience vécue qu’une synthèse réconciliant la raison avec la tradition, la spiritualité avec la vie matérielle, l’Orient avec l’Occident, doit se concrétiser “peut se concrétiser dès lors que l’essence spirituelle de l’être humain se manifeste”. Elle entend démontrer que cette intégration est en train de se manifester de façon vivante et que Sahaja Yoga, comme art de vivre basé sur l’éveil spirituel, peut en assurer les fondations.

Le message

Pour Shri Mataji, l’évolution de l’être humain n’est pas terminée. L’époque actuelle va lui permettre d’ouvrir sa conscience à une dimension nouvelle qui est déjà présente dans l’Inconscient, comme Jung l’avait observé au milieu de ce siècle.

Comment cette nouvelle conscience peut-elle se concrétiser? - c’est à cette question que Shri Mataji apporte une réponse. Son enseignement fondé d’emblée sur l’expérience de la Réalisation du Soi actualise l’intégration des races, des castes, des savoirs, et des nationalités par l’avènement dans la conscience humaine de notre identité divine .

Authenticité

L’authenticité de Shri Mataji et de Sahaja Yoga (« JA » en sanskrit signifie né et « SAHA » avec) est d’ouvrir cette universalité à chaque être humain. Mais Sahaja Yoga, mieux que de vouloir intégrer les diverses religions, les transcende, ouvrant l’être intérieur à une nouvelle vision moderne de la spiritualité. Dans Son Avènement, Shri Mataji parle non pas d’une théorie, d’un concept mais actualise concrètement, par l’Eveil de l’énergie Subtile « Kundalini », l’accès de l’Etre humain à un nouvel état de conscience sans pensées, l’introduisant dans l’espace de la vraie spiritualité intérieure, empreinte de paix, d’amour, de compassion et de silence.

1 Selon la tradition hindoue, le véhicule  de la Déesse est un tigre ou un lion.

2Dans le Shri Lalita Sahasranahma, traduit par le Dr. C. Suryanarayana Murthy, le 153ème nom de la Déesse est Nishkalanka qui veut dire “d’une brillance sans défaut”. La forme abrégée de Nishkalanka est Kalki.

Posted by Sergio (CH) in Shri Mataji Nirmala Devi

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One Response to “ La vie de Shri Mataji Nirmala Devi ”

  1. # 1 GBAGUIDI ISIDORE Says:

    slt mere aide moi a bien faire realition

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